Le livre du mois d’octobre 2012

 

 

 

Jean-Yves Sarazin

 

 

 

Cartes et images

des Nouveaux Mondes

 

 

 

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Présentation (4e de couverture)

 

Du XIIIe au XVIIIe siècle, les Européens avides de commercer avec l'Orient ont découvert toutes les parties du globe. Mais de quels outils cartographiques ces aventuriers des mers disposaient-ils pour partir vers de nouveaux horizons ? Ils observaient les astres, maniaient la boussole pour fixer le nord, mais ils ne possédaient aucune carte des continents vers lesquels ils se dirigeaient. Tout a été élaboré au fur et à mesure. Durant cinq siècles, navigateurs et cartographes ont mis en commun leurs savoirs. Les cartes marines, ou portulans, témoignent ainsi de leurs reconnaissances, d'abord approximatives puis de plus en plus précises, des Nouveaux Mondes. Elles révèlent aussi la vision « ethnographique » des Européens sur les sociétés africaine, asiatique, américaine et océanienne et attestent de la conquête, de la domination et de la maîtrise des espaces marins et continentaux.

 

L’auteur

 

Jean-Yves Sarazin est le directeur du Département des Cartes et des Plans de la Bibliothèque Nationale de France. Il a été l’un des commissaires de l’exposition « L’âge d’or des cartes marines. Quand l’Europe découvrait le monde ».

 

Commentaire

 

Depuis toujours les cartes anciennes fascinent, et ce n’est que justice. Les éditions Gallimard et la Bibliothèque Nationale de France offrent ici un petit ouvrage de la série Découvertes consacré à ce thème. Mais c’est, en fait, un hors-série. On y trouve, sélectionnées et commentées par Jean-Yves Sarazin, un choix de cartes et d’images des Nouveaux mondes. Le voyage emprunte les pas de Marco Polo, contourne l’Afrique avec les Portugais, s’interroge pour savoir où aller, vers l’Inde ou l’Amérique ?, convoite l’océan Indien, atteint les îles du Japon, raconte l’épopée française dans les Amériques, explique l’invention des terres australes, pour enfin aborder le Pacifique, dernier mystère pour les Européens.

Pour chaque double page, des dépliants permettent au lecteur de découvrir littéralement le monde en le feuilletant, tantôt à droite, tantôt à gauche, tantôt au dessus.

Le format, qui est celui de la collection (12 x 17 cm), défie la raison pour un tel projet. Plusieurs des cartes sont “illisibles”, si d’aventure le lecteur voulait suivre les côtes et connaître le nom des ports ou des lieux côtiers. Mais leur vue d’ensemble procure le plaisir de la découverte.

Une excellente initiation à la cartographie ancienne du monde.

 

 

Gérard Chouquer octobre 2012

 

 

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