Monique PELLETIER,

Les cartes des Cassini,

La science au service de l’État et des régions,

ed. du CTHS, Paris 2002, 344 p.

 

 

 

 

 

 

 

 

Table des Matières

 

 

I - La cartographie de la France et ses acteurs avant les Cassini (p. 15)

 

II - Colbert et les premiers travaux de l’Académie des sciences (p. 39)

 

III - La “gens” Cassini : les Cassini et les Maraldi (p. 65)

 

IV - La réalisation du canevas géométrique en France (1683-1744) et extension en Europe (p. 77)

 

V - Les méthodes géométriques gagnent du terrain (p. 101)

 

VI - La carte détaillée de la France : premières années (1747-1756) (p. 117)

 

VII - La carte de France “privatisée” (p. 143)

 

VIII - “Nationalisation” de la carte de France (p. 165)

 

IX - Carte de France et cartographie des provinces (p. 181)

 

X - Lecture, diffusion et utilisation de la carte de France (p. 215)

 

XI - D’une carte à l’autre : de la carte de Cassini à la carte de l’État-Major (p. 243)

 

 

Annexes

 

I - Les feuilles de la carte de France de Cassini  (p. 255)

 

II - Chronologie des travaux des ingénieurs de Cassini   (p. 267)

 

III - Les abréviations de la carte de France  (p. 299)

 

Bibliographie (p. 309)

Index des noms de personne (p. 319)

Index des noms de lieux (p. 327)

 

 

 

L’auteur

 

Ce livre a été écrit par “la” spécialiste incontestée des Cassini, Monique Pelletier, aujourd’hui Conservateur général honoraire de la Bibliothèque Nationale de France, et directrice de la revue du Comité français de cartographie.

 

Commentaires

 

Ce livre est l’édition en format de poche d’un ouvrage plus ancien : Monique Pelletier, La Carte de Cassini. L’extraordinaire aventure de la Carte de France, Presses de l’École nationale des Ponts-et-Chaussées, Paris, 1990, 263 p.

 

De la version de 1990 à celle-ci, le titre de l’ouvrage gagne le pluriel parce que les Cassini se sont, en fait, engagés dans deux cartes : la carte générale des grands triangles, terminée en 1744, et la carte du territoire français, celle que chacun connaît. 

Un simpe coup d’œil à la table des matières démontre que Monique Pelletier a conçu son ouvrage sur le mode du récit, celui d’une entreprise qui est un succès sur le long terme. L’histoire commence bien puisque l’État français donne l’impulsion initiale, avec Louis XIV, Colbert et l’Académie des sciences, en mettant sur pied les deux projets, celui de Cassini I, la carte, et celui de Picard, le grand chassis général, ou carte des triangles de bases. Louis XV reprend le projet et confie à Cassini III l’élaboration de la carte détaillée.

Mais de réelles difficultés se produisent avec le lâchage de l’État et du Roi au milieu du XVIIIe s., ce qui a conduit à une réorientation régionale du projet. Et ceci alors que la carte devait se plier à un principe d’asujettissement des travaux locaux et régionaux à l’Académie. Le destin de la carte à l’époque révolutionnaire n’est pas moins intéressant et capricieux.

Les termes qu’emploie l’auteur sont sans doute discutables, par leur actualisme : « privatisation, régionalisation, nationalisation ». Mais ils ont le mérite d’attirer l’attention sur les aléas d’une entreprise hors du commun.

 

Cet ouvrage est de grande qualité. Riche de quantités d’informations dont un archéogéographe peut faire son profit pour aborder une carte vraiment importante, il est aussi profond par les réflexions qu’ils suscite sur la géométrie, l’aventure de la carte de France, les corps professionnels, les relations entre les pouvoirs et la carte, etc.

On y trouve aussi la date de toutes les feuilles successivement éditées par les Cassini, depuis celles de Paris et de Beauvais, premières feuilles éditées en 1756 jusqu’a celle de Dinan, 175e feuille publiée en 1789.

 

La bibliographie est très riche.

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