ANALYSE DU PARCELLAIRE

DE LA VILLE DE BEJA

 (PORTUGAL, ALENTEJO)

 

 

Exercice proposé par Gérard Chouquer et Maria da Conceição Lopes

 

Les exercices peuvent être rédigés en francais, anglais, portugais, espagnol ou italien.

Le corrigé est envoyé uniquement en français.

Adresse d’envoi : chouquer@club-internet.fr

Veiller à ne pas envoyer de fichiers exagérément lourds.

Le corrigé ne sera pas mis sur le site. Cependant, le lecteur qui ne désirerait pas faire l’exercice mais souhaiterait disposer du corrigé peut le demander pour un envoi individuel.

 

 

LES DOCUMENTS

 

1. Le document principal à analyser

 

Le document à analyser est le relevé viaire et parcellaire actuel du centre de la ville de Beja, en Alentejo, repris de la thèse de Maria da Conceição Lopes (fig. 31). Les trois principales églises de la ville sont relevées. Les croisillons indiquent les croisements du quadrillage hectométrique.

 

L’exercice consiste à analyser les formes du parcellaire et à construire un commentaire morphologique. L’attention est attirée sur le fait suivant : il s’agit moins de proposer des identifications et des interprétations historiques des faits observés — lesquelles sont soit impossibles à énoncer, soit difficiles à affirmer sans accès à d’autres documentations (écrite, archéologique) — que de relever et de présenter de façon argumentée une série d’observations sur le plan qui peuvent conduire à des découvertes anciennes, à la compréhension des héritages et à l’analyse de l’urbanisme. Il s’agit de dire la contribution de l’analyse morphologique du parcellaire à l’élaboration d’une problématique. Il ne s’agit pas de répondre par la morphologie à des questions historiques, ni de répondre par l’histoire sociale périodisée à des questions de morphologie, sauf les cas où il y a possibilité de conduire un raisonnement dont tous les liens sont assurés.

 

La présentation de l’exercice suppose la réalisation de schémas d’interprétation. Une modalité suggérée est de reprendre le document principal comme fond dans un fichier Adobe illustrator (ou tout autre logiciel de DAO), et d’effectuer les analyses et les relevés sur autant de calques différents, ce qui permet ensuite de les croiser à volonté. On pourra, par exemple, observer les alignements remarquables, les différences de densité du bâti et du découpage parcellaire, les modalités de subdivision, la régularité ou l’irrégularité des formes, les orientations dominantes, les discontinuités ponctuelles ou plus globales des formes, etc.

 

 

 

 

2. Les documents annexes

 

Pour la commodité de la lecture et du travail, voici le même plan en quatre secteurs agrandis (en partant du NE et dans le sens des aiguilles d’une montre).

 

 

 

 

 

 

 

Suggestions

 

Il est conseillé de consulter la mission aérienne de Google Earth, qui permet d’étudier les relations entre les formes observées en ville et celles observées hors du cadre du plan à analyser.

 

Pour la localisation et la description des faits observés, on s’aidera des noms des rues. Lorsque le plan utilisé portait deux noms, on a choisi le plus ancien.

Traduction des mots et initiales du plan : R. = rua, rue ; L. = Largo, place ; Praça = place ; trav. = travessa, passage ou impasse ; B. = beco, ruelle ; terreiro ou terreirinho, terrain ou petit terrain.

Traduction de quelques noms de rues autres que les noms propres :

muralha = muraille, rempart ; portas = portes de ville ; moeda = monnaie ; cadeia velha = vieille prison ; ulmo = orme ; correio = poste ; touro = taureau ; torre = tour ; prazeres = renvoie ici à Nossa Senhora dos Prazeres, nom d’un monastère « ND des Bienheureux ou des Bienfaits ») ; Mouraria = quartier habité par les Maures ; capalinha = petite chapelle ; cisterna = citerne ; ferreiro = forgeron ; escudeiro = écuyer ; Condessa = comtesse.

 

 

Bibliographie

 

Cette bibliographie est donnée à titre indicatif. L’exercice peut et même doit être fait « en aveugle », puisqu’il s’agit, dans un premier temps, de s’exercer à la lecture des formes sans autre ambition que de relever et de décrire les régularités et les discontinuités des formes.

Mais, si l’on a la possibilité de consulter ces travaux, on pourra prolonger le propos par une tentative d’interprétation historique, notamment en mettant en relation les découvertes archéologiques, les informations historiques et les formes. Cependant, on prendra garde de ne pas tomber dans un réflexe morpho-historique qui consisterait, connaissant les grandes dates de l’histoire de la cité, de se contenter d’en chercher l’illustration dans le plan, sans analyse. De ce point de vue, on peut faire preuve d’esprit critique en utilisant les informations.

 

Jorge de ALARCÃO, A cidade romana em Portugal. Renovação urbana na época romana, dans Cidades e História, Lisboa 1992, p. 73-127.

 

Maria Conceição LOPES, A cidade romana de Beja, Percursos e debates acerca da “civitas” de PAX IULIA, Instituto de arqueologia, Coimbra 2003, 392 p. (il s’agit de la thèse de l’A.)

 

V. Gil MANTAS, Teledetecção, cidade e territorio, dans Arqueologia de Beja, vol. I, 3, 1996, p. 5-30.

 

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