Les divisions agraires

dans les apoikiai et les colonies grecques

 

Dossier n° 6

Le cas de Pharos (Croatie, île de Hvar)

 

 

 

Le dernier exemple d’observation directe étudié est celui de l’île de Hvar, sur la côte dalmate où se trouve la colonie ionienne de Pharos, fondée par des colons issus de l’île de Paros dans la mer Égée en 385-384 av. J.-C.. À l’ouest de cette île, la colonie de Pharos se trouvait à l’emplacement de l’actuelle bourgade de Stari Grad.

 

Stari Grad (île de Hvar, Croatie). Vue d’ensemble de la plaine. Echelle linéaire de 5 km. Capture du

géoportail Google Earth.

 

Un parcellaire longtemps lu comme centuriation romaine

 

Dans cette grande île de la côte de l’actuelle Croatie, la plaine de Stari Grad présente un parcellaire au modelé de pierres sèches, qui montre de très fortes régularités métrologiques. À l’isoclinie (même orientation) d’ensemble, la forme ajoute la disposition en bandes, la périodicité des mesures, repérable à vue, le contact assez net avec les reliefs calcaires, et, participant à la définition, l’enchâssement du vestige dans une plaine bien circonscrite par les reliefs calcaires arides.

Les premières observations sur la plaine de Stari Grad remontent au XIXe s. En 1873, S Ljubic signala l’origine ancienne du parcellaire de la plaine, mais ses travaux n’eurent pas de retentissement dans le monde académique. Il fallut attendre la publication de J. Bradford (1957) pour cela. Ayant travaillé sur des photographies aériennes verticales de la Royal Air Force, Bradford publia une courte analyse et des extraits de clichés saisissants, montrant la réalité du parcellaire “pétrifié” de l’île de Hvar. Il proposa une interprétation romaine de cet ensemble, en identifiant des mesures de 5 et de 25 actus, et cette lecture fut ensuite reprise par tous ceux qui furent amenés à citer ce parcellaire.

 

La relecture des années 1980

 

Dès 1983, M. Zaninovic fut le premier à publier une révision de cette identification dans un article dans lequel il fit observer que là où Bradford avait vu des unités de 5 actus, on devait lire une mesure de 6 plèthres ou un stade, et que là où il avait vu 25 actus, on était en fait en présence d’une mesure de 5 stades. Comme existait en outre la certitude que la colonie de Pharos était une création des colons grecs de Paros et remontait aux années 385 et 384 av. J.- C., il y avait donc un doute certain quant à une interprétation romaine et il proposa que l’origine du parcellaire de la plaine de Stari Grad soit située à l’époque de la colonisation grecque. Il fit observer que l’unité modulaire était un rectangle de 1 stade de large sur 5 de long. À partir d’une observation peu précise, car faite sur la carte au 1/50 000e, il suggéra une valeur de 192 m pour le stade employé sur la base d’un pied de 32 cm.

Dans le même temps, une autre équipe travaillant sur la plaine dans le cadre d’un survey général de l’île de Hvar, aboutit aux mêmes résultats (Stancik et Slapsak 1988 ; 1999 ; Slapsak et al. 2001). Elle identifia aussi un parcellaire grec, récusa la mesure d’un pied de 0,297m au profit d’une mesure plus grande, mais ne put aboutir à en fixer la valeur en raison des variations rencontrées lors des mesures. Les travaux conduits par l’équipe de B. Slapsak et Z. Stancic sont donc fondamentaux. Ils concernent plusieurs directions.

— J. Mlinar (1997), par exemple, a produit une intéressante carte de la visibilité de l’espace de la plaine depuis un point estimé central. Grâce à ce travail et aux mesures qu’il a été conduit à réaliser sur le terrain, on a une idée de ce qu’a pu être le travail d’arpentage, et c’est la première fois que ce type d’investigation expérimentale est produit à propos d’une opération de division antique (Mlinar et Slapsak 1998).

Ensuite, les auteurs ont conduit une analyse métrologique sur une unité intermédiaire de la division agraire qui leur a permis d’avancer quelques hypothèses et notamment de faire valoir le point fondamental d’une évolution du parcellaire dans la durée. Ils pensent que cette étude permet, grâce à l’identification des mesures, de lire divers héritages dans le parcellaire visible. Étudiant deux stades carrés de la partie ouest de la bande conventionnellement nommée par eux D11, ils identifient des divisions d’origine grecque, parce qu’ils reconnaissent le stade, le demi stade et le plèthre ; des divisions d’origine romaine, car ils mesurent des actus et localisent une villa romaine ; enfin des bandes post-romaines, car ils observent d’étroites bandes irrégulières légèrement discordantes dans la trame isocline des subdivisions du parcellaire. Spéculant sur la phase romaine de ce parcellaire, ils croient pouvoir identifier le territoire d’une ferme de 25 jugères. Ensuite, poursuivant l’examen de la bande intermédiaire D11 (rectangle 40 de ma numérotation, ci-dessous), ils observent un changement du rythme de la subdivision qui ne permet pas de reconnaître les trois autres stades carrés qui théoriquement devraient compléter le contenu de cette unité, à l’est des deux stades carrés étudiés. Ils reconnaissent trois unités d’un demi-stade de large sur un stade de long, mais irrégulièrement disposés.

 

La reprise de cette analyse sur un fort agrandissement de la mission à haute résolution disponible sur Live search Maps, ne m’a pas permis de retrouver les bandes d’un actus de large à partir desquelles les auteurs restituent le parcellaire romain et spéculent sur une possible exploitation de 25 jugères. J’observe plutôt des bandes d’un quarantaine de mètres de large, subdivisées en bandes de 20 m. D’autre part, leur analyse morphologique ne prend pas en compte les autres tracés apparents dans la bande, d’orientation différente. Je trouve également qu’il y aurait à produire une analyse des autres orientations parcellaires présentes dans toute la partie divisée de la plaine afin de lire toutes les formes qui y sont présentes et qui témoignent tout autant que les formes isoclines de la dynamique.

Ces nuances n’enlèvent rien à l’intérêt principal de cette recherche qui est d’avoir identifié clairement la morphologie du parcellaire et d’avoir conduit à une reconsidération complète de son identification historique.

 

Définitions et métrologie des unités

 

— une division en forme de limitation avec des unités intermédiaires rectangulaires originales de 910 x 182 m (ou 911 x 182,2 m), soit une largeur égale au 1/5e  de la longueur. Cette unité intermédiaire peut donc très bien correspondre à une forme de 1 stade de large sur 5 de long. Le stade étant une mesure de longueur de 600 pieds grecs ou 400 coudées, la mesure de 910 m donnerait 3000 pieds de 30,33 cm ; la mesure de 182 m donnerait 600 pieds de la même valeur. On ignore le nom par lequel on désignait ce type de forme intermédiaire principale de la division et du lotissement : s’agit-il d’un kleros et cette bande de 910 m de long et de 16,5 ha de superficie est-elle le lot attribué à chaque colon ?

 

Le schéma comparatif des mesures des divisions agraires antiques montre le caractère original du kleros de Pharos.

 

— ces unités intermédiaires rectangulaires sont disposées dans le sens de la longueur de la plaine, c’est-à-dire plus ou moins d’ouest en est. On en compte environ 90, dont un nombre appréciable sont incomplètes, en raison de la présence de reliefs, de maquis ou de garrigues. Le nombre des unités complètes dépasse légèrement la cinquantaine.

 

— Les auteurs slovènes ont proposé d’organiser ces unités à partir de deux axes principaux dont la croisée déterminerait un omphalos ou point de départ de la croisée. La comparaison avec les limitations en bandes de même époque, dans les trames protohistoriques et les trames romaines précoces, me conduit à privilégier une autre hypothèse, celle d’un parcellaire en bandes à l’intérieur desquelles on localisait les lots à l’aide d’unités rectangulaires comparables à ce que sont les strigae ou les scamna dans les limitations en bandes romaines. Dans ce cas, il n’y aurait pas de croisée et de numérotation utilisant le principe (romain) d’un référencement en x et en y. J’ai donc numéroté les unités à la suite, bande par bande.

 

Stari Grad (Hvar, Croatie). Carte générale des formes intermédiaires du parcellaire d’origine grecque.

Les unités ont été conventionnellement numérotées d’ouest en est, et bande par bande du nord au sud

(en noir). On a figuré en rouge la numérotation conventionnelle en lettres et en chiffres utilisée par les

chercheurs slovènes, ainsi que l’emplacement de leur omphalos hypothétique.

 

D’après l’observation directe, on peut supposer plusieurs modules de partition de cette unité rectangulaire :

- division en 2 sous-modules de 455 x 182 ;

- division en 5 sous-modules de 182 x 182 m ou 36 plèthres ; (j’ai observé un mode comparable de subdivision de la scamnation de Celano en 5 sous-unités dans le scamnum ou la striga).

- des sous-modules de 91 x 364 m.

Cependant le nombre de cas où ces partitions sont nettes est extrêmement limité. L’irrégularité préside à l’agencement du parcellaire, signe de mutations historiques fortes. De nombreuses zones anisoclines contredisent l’hypothèse linéaire d’un parcellaire d’origine.

 

Stari Grad (Hvar, Croatie). Analyse des unités 46, 53, 60, 67 et 74, au centre de la plaine (C6 à C10 de

la numérotation des chercheurs slovènes). On observe la bonne inscription du cadre des unités, l’absence de tout lot carré complet, et la présence d’ensembles anisoclines (surlignés en vert) qui suggèrent des vicissitudes dans l’histoire du parcellaire. Fond d’image : capture du géoportail Flash Earth.

 

Contrairement à Bradford qui y avait vu une centuriation romaine et identifié des carrés de 5 par 5 actus, la mesure réelle de 182 m ne peut correspondre à 5 actus, car cette dernière mesure romaine donnerait des carrés de 177,4 / 177,5m, ce qui est un peu insuffisant. Mais l’argument le plus net contre l’hypothèse de centuriation est bien le fait qu’aucune centurie ne soit identifiable, ce qui aurait dû surprendre dans un parcellaire pétrifié, dont on prétend qu’il est très bien conservé !

 

GC - janvier 2013

 

 

 

 

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