Misurare la terra :

centuriazione e coloni nel mondo romano

 

catalogue de l’exposition du Museo Civico Archeologico-Etnologico de la Commune de Modène (décembre 1983-février 1984),

éditions Panini, 1983, 322 p.

Coordination scientifique : Salvatore Settis

 

 

 

 

 

 

Plan de l’ouvrage

 

Mostrare la storia, par Salvatore Settis

Saggi (Essais)

Sept articles

Mostra (Exposition)

Che cos’è la centuriazione (panneaux n° 1 à 12)

Come si fa la centuriazione (n° 13 à 24)

La centuriazione e i coloni (n° 25 à 30)

Come si ricostruisce la centuriazione (n° 31 à 43)

Lettura dei territori centuriati (n° 44 à 53)

Conseguenze e resti della centuriazione (n° 54 à 57)

 

Analyse

 

L’ouvrage présente deux sections différentes.

 

Dans la première, une introduction et 7 articles donnent, à la date de l’ouvrage, le point des connaissances et des réflexions en cours sur la centuriation. L’étude d’Emilio Gabba domine l’ensemble. L’auteur y défend l’idée d’une lecture historique de la centuriation et montre, à travers 9 développeemnts successifs, comment on passe des limitations de haute époque, lorsqu’il fallait assigner des terres dans l’ager latinus, aux vastes systématisations de la fin de la République, lorsqu’il s’agit cette fois, à la fois de déduire des vagues toujours plus nombrueses de colons, mais d’accompagner sur le plan agraire et territorial la municipalisation et la diffusion du droit latin, ce qui est un tout autre objectif.

L’article de Pierluigi Tozzi donne les bases d’un parcours historiographique sur la découverte de la centuriation aux XIXe et XXe s.

 

La seconde partie de l’ouvrage est le catalogue de l’expositon, organisé 57 fiches ou notes, généralement entre deux et quatre pages. Les centres d’intérêt sont divers, parmi lesquels on relève :

- la description technique de la centuriation romaine ;

- les instruments d’arpentage ;

- les formes précoces de la division agraire en Italie ;

- les illustrations des textes des Gromatici veteres ;

- les images aériennes de régions ayant conservé des traces de centuriation ;

- les mesures romaines ;

- les bornes centuriées ;

- les marbres d’Orange ;

- portaits des différents historiens ayant tavaillé sur la centuriation (Falbe, Kandler, Legnazzi, Fraccaro) ;

- utilisation des cartes anciennes pour la recherche ;

- méthodes actuelles de recherche (photo-interprétation ; images satellitaires ; fouilles archéologiques) ;

- notices sur de nombreux exemples de territoires centuriés (Altino, Padoue, Dertona, Cosa, Heba, Capoue, ager Falernus, Zara, Orange, Carthage) ;

- pérennité de la centuriation.

 

Deux bibliographies (p. 279-313)

 

 

Commentaire

 

Cet ouvrage, qui est à la fois un recueil d’articles et un catalogue d’exposition, reste toujours l’ouvrage le plus intéressant pour qui veut aborder la question des centuriations et des colonisations romaines, en raison principalement de la qualité de son illustration et de la diversité de ses centres d’intérêt.

La principale force de l’ouvrage, servi en cela par la qualité bien connue de l’édition italienne, est la publication, pour la première fois, d’une ample sélection de vignettes des manuscrits gromatiques en couleur et dans des formats enfin lisibles. En tout, ce sont 39 illustrations qui ont été choisies, issues des principaux manuscrits, l’Arcerianus et le Palatinus, parce que ceux-ci sont les plus anciens et ceux comportant les vignettes les mieux figurées.

Un autre avantage est la publication d’un grand nombre d’extraits de cartes anciennes et moins anciennes, ainsi que de photographies aériennes qui donnaient et donnent toujours à voir la centuriation sous différents modes et dans différentes régions.

Une intéressante série de dessins au trait de G. Moscara illustre, sous la forme de reconstitutions imagées, diverses étapes du travail des arpenteurs.

 

 

La page 134 de l’ouvrage, avec, en haut, une vignette du manuscrit Arcerianus A illustrant la description de la cultellation (méthode pour conserver la mesure des distances et des surfaces en plan alors qu’on arpente une pente), d’après le texte du De arte mensoria de Frontin ; en bas, un des dessins de G. Moscara, illustrant la méthode pratique de mise en œuvre de la cultellation au moyen d’arpentages successifs.

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