Philipp von CRANACH

Die opuscula agrimensorum veterum und die Entstehung der kaiserzeitlichen Limitationstheorie,

(Les opuscula agrimensorum veterum et la naissance de la théorie impériale de la limitation)

Basel 1996, 208 p.

 

 

 

 

 

 

 

 

Contenu de l’ouvrage

 

Avant-Propos (p. 11)

 

1. Introduction et position du problème (p. 13)

 

2. Le corpus agrimensorum Romanorum (p. 23)

 

3. Les conditions historiques (p. 33)

 

4. Les textes anciens du Corpus Agrimensorum (p. 39)

Frontin

Hygin

Siculus Flaccus

Hygin Gromatique

Conclusions

 

5. Les auteurs et les relations de dépendance (p. 129)

Biographies et datations

Conditions de dépendance

Schéma des filiations

 

6. La limitation romaine (p. 153)

Le croisement des axes

La taille et la forme des centuries

L’assignation des parcelles et les différentes catégories de terre

Les limites et leur fonction de chemin

Le bornage

La forma

Résumé

 

7. Conclusions (p. 183)

 

8. Annexes (p. 191)

 

9. Bibliographie (p. 195)

 

10. Index (p. 203)

 

 

Analyse de l’ouvrage

 

Cet ouvrage est une version remaniée de la thèse de l’auteur, soutenue en 1992 à Berne. Le point de départ est le constat que l’interprétation courante des Opuscula Agrimensorum Veterum est erronée, car elle ne correspond pas au contenu réel de ces textes.

Philipp von Cranach (ci-dessous PvC) explique en introduction combien le travail « de terrain », c’est-à-dire la recherche sur cartes et photographies aériennes, est insuffisant, car il néglige les données des textes. Il relève combien on a réduit les textes à de simples manuels de mise en œuvre de la centuriation, ce qu’ils ne sont pas.

 

Le chapitre 2 décrit les 37 parties composant le Corpus agrimensorum. Ce relevé lui permet d’insister sur la diversité des thématiques : règles d’établissement de la limitation ; types d’agri ; conditions juridiques ; aspects géométriques ; aspects sacrés.

Après avoir commenté les manuscrits, il explique enfin pourquoi il faut préférer l’édition de Thulin à celle de Lachmann, ce qui explique qu’il ait limité son propos aux textes de l’édition suédoise.

 

Le bref chapitre 3 est entièrement consacré à la politique cadastrale et fiscale des empereurs de la dynastie flavienne, à la suite de la problématique posée par F. T. Hinrichs et que PvC suit largement. Les textes du Corpus sont issus de cette impulsion.

 

Le chapitre 4 examine successivement les textes de Frontin, Hygin, Siculus Flaccus et Hygin Gromatique. Le but de l’auteur est de montrer que la plupart de ces textes ne sont pas consacrés à l’établissement de la limitation, mais au contraire à un commentaire des situations juridiques des terres.

Il consacre un chapitre descriptif à chacun des quatre auteurs en analysant le contenu du ou des traités qu’on attribue à chacun. À propos de Frontin, PvC propose une œuvre qui aurait pu commencer par le De limitibus, et se poursuivre par le De agrorum qualitate et le De controversiis. En revanche il trouve le De arte mensoria « difficilement interprétable ». En définitive, il donne de Frontin l’image d’un auteur rédigeant un guide pour les arpenteurs chargés de mettre en œuvre la politique foncière de Vespasien (p. 54-55).

Au sujet d’Hygin, dont il examine les trois textes qu’on lui attribue, il estime que le texte des Controverses est complètement transmis et que c’est donc volontairement que l’auteur gromatique a laissé certaines controverses en dehors de son exposé (p. 65). En définitive, PvC s’interroge sur la place qu’a pu avoir le De limitibus, puisqu’il est incomplet, mais conclut néanmoins sur la prédominance des tâches juridiques chez Hygin (p. 71).

Selon PvC, le texte de Siculus Flaccus s’adresse au juge des limites ou à l’expert technique et consiste en directives ayant trait à l’interprétation des bornages et de la forma. Les parties sur l’ager occupatorius et l’ager divisus sont équilibrées, mais celle sur l’ager quaestorius pourrait être incomplète. En tous cas, la part donnée aux agri occupatorii démontre que le texte ne peut être retenu comme preuve de l’opinion ancienne selon laquelle la terre centuriée représenterait la catégorie la plus fréquemment rencontrée. PvC discute l’opinion de Furhmann sur l’absence de composition dont le texte ferait preuve (p. 73). Il indique à plusieurs reprises que Siculus Flaccus n’est pas très compétent en matière juridique (ex. p. 103). Mais il ajoute que ce point est discutable car Siculus Flaccus voulait peut-être « suppléer le manque de pratique de ses prédécesseurs des ouvrages desquels il était parti » et, en outre, la répartition des rôles entre le juge et l’arpenteur-expert était peut-être déjà une réalité.

Pour PvC, le texte d’Hygin Gromatique est le seul à pouvoir être vraiment qualifié de manuel, ce qu’atteste la place de la discussion des fondements cosmologiques et géométriques de la limitation. Hygin Gromatique était-il au service de la politique de Vespasien ? PvC pense que non, car tout l’ouvrage donne l’impression que cet auteur était avant tout un théoricien qui n’a jamais été confronté avec la pratique. Son ouvrage est « d’un bout à l’autre, théorique » ; c’est « un antiquaire qui a essayé de compiler le savoir de son époque ou ce qu’il tenait pour tel » (p. 123). Cependant PvC relève d’une phrase la contradiction entre cette vision d’un Hygin Gromatique, dont le « perfectionnisme théorique » exclut toute pratique, et le fait qu’il commente des « situations fâcheuses ». Enfin, il aurait eu accès aux archives et ses informations sur les lois et les formae seraient d’une grande fiabilité, bien qu’il ne les ait pas toujours interprétées avec justesse.

En conclusion de ce chapitre, PvC relève que la compostion de l’Arcerianus est à situer entre la compilation juridique de Théodose (en 438 et celle de Justinien (en 530). Selon lui on peut se demander si la prépondérance des aspects juridiques dans les textes de Frontin, Hygin et Siculus Flaccus ne serait pas due à une sélection en ce sens faite à l’époque de la formation de l’Arcerianus. La transmission des œuvres serait fragmentaire et on peut supposer des textes perdus, comme un manuel sur la mise en place de la limitation.

 

Le chapitre 5 décrit les relations de dépendance entre les auteurs gromatiques. Après une brève biographie de chacun, PvC tente de dresser la généalogie des filiations entre eux.

De Frontin, PvC dresse le protrait d’un homme homme politique de haut rang particulièrement compétent, ce qui expliquerait qu’il ait traversé tous les règnes, de Néron à Nerva. Il approuve et commente l’opinion d’Eck selon laquelle Frontin aurait eu une espèce de mission officielle sous les Flaviens pour s’occuper du domaine public. Il situe son œuvre aux alentours de 75, probablement entre 75 et 82. Il rappelle que les datations de Lachmann, Brugi, Schanz et Hosius et, enfin, Flach sont erronées parce que ces auteurs continuent à se fonder sur l’édition Lachmann qui confond Frontin et Agennius Urbicus.

Hygin a écrit entre 98 et 110 environ. Comme il a connu des vétérans de Vespasien dans le Samnium, comme il a de l’expérience ce qui suppose des missions étalées dans le temps, PvC spécule et lui attribue une naissance vers 55-65 et une intervention dans le Samnium avant 99. Ses voyages indiqueraient un fonctionnaire impérial.

Siculus Flaccus serait un homme de métier d’origine modeste, comme Hygin, parce qu’il revendique son appartenance à la profession. Son texte est indatable. Son ouvrage date au plus tôt de 80-90 (mention de l’abandon des subsécives par Domitien) ; mais le terminus ante quem est non résolu.

Hygin Gromatique a écrit après 75, date de la fondation de la colonie d’Ammaedara. Pour le terminus ante quem, PvC pense qu’Hygin a pu s’inspirer d’Hygin Gromatique et que cela suggèrerait la date avant 110. Mais le caractère antiquisant du texte d’Hygin Gromatique va à l’encontre d’une datation haute et suggère une date plus tardive.

 

(P. 139) PvC discute la question de l’existence d’une tradition de textes gromatiques plus anciens. Il analyse de ce point de vue le texte de Frontin, estimant que la liste des controverses est un élément à prendre en compte. Ensuite il discute l’opinion de Claude Nicolet (l’existence d’instructions générales dès l’époque d’Auguste), pour montrer qu’elle ne repose pas sur des bases solides. Frontin serait donc le premier à dresser un inventaire spécial des controverses ayant trait au droit foncier.

PvC commente la thèse de la dépendance d’Hygin par rapport à Frontin, pour la relativiser fortement. Ensuite il commente le rapport entre Hygin et Hygin Gromatique : il existe des rapports évidents entre les contenus, mais la question de savoir lequel a copié l’autre reste ouverte. La dépendance de Siculus Flaccus par rapport à Frontin est beaucoup plus claire.

De nombreuses concordances existent entre Frontin et Hygin Gromatique. Mais, là encore, en l’état actuel de la chronologie des auteurs, on ne peut pas déterminer lequel a pris appui sur l’autre. Enfin, entre Siculus Flaccus et Hygin, des relations existent mais la chronologie échappe.

 

Le chapitre 6 concerne la limitation romaine. Après avoir rappelé l’état de la question, PvC note que le débat sur l’origine de la centuriation est sans intérêt pour son propos puisque ce qui l’intéresse est de savoir s’il existait ou non des considérations générales sur la centuraition avant le texte d’Hygin Gromatique. Le chapitre envisage successivement : le croisement des axes ; le rapport au territoire et la praefectura (« On ne doit donc pas considérer que le territoire de la colonie et la zone limitée coïncidaient », écrit-il avec raison p. 157) ; la taille et la forme des centuries ; l’assignation des lots et les différentes catégories de terre à enregistrer sur le plan cadastral ; les limites et leur fonction de chemin ; le bornage ; la forma.

 

En conclusion, PvC se demande pour quels lecteurs ont été écrits ces textes ? Il y voit « des traités didactiques ou des recueils d’instructions » (p. 183). Il conteste la vue, effectivement étroite, de F. T. Hinrichs selon laquelle ces textes auraient uniquement servi à la formation des arpenteurs indépendants. Il y voit, au contraire, une œuvre réalisée dans le cadre d’une action publique.

Il rassemble alors l’idée générale : « les projets des Flaviens ont déclenché, somme toute, les discussions écrites sur les problèmes de la gromatique et du droit agraire. [...] Frontin [...] avait sans doute reçu de Vespasien ou de Titus, qui voulaient utiliser les subseciva et aussi d’autres terres non assignées pour le fiscus ou les caisses des collectivités locales, la tâche de définir les revendications juridiques du princeps ou des communes, et d’examiner comment on pourrait intenter une action contre les occupants. » (p. 184). PvC associe à cette entreprise Hygin et se demande si Siculus Flaccus ne pourrait pas aussi avoir travaillé pour l’autorité impériale. Hygin Gromatique constitue selon lui la seule exception.

Cette autorité aurait été maintenue sous Domitien et Nerva, pense l’auteur. Il rappelle la création des curatores rei publicae à partir de Domitien, ou plus sûrement de Trajan. Le contrôle régulier des villes dans lesquelles apparaissaient des préjudices par l’administration impériale lui semble essentiel.

« Les textes gromatiques de Frontin, Siculus Flaccus et Hygin illustrent un tournant dans l’histoire de l’administration de l’empire romain, et ils annoncent déjà la direction que prendra la politique juridique impériale. » (p. 189).

 

Annexes

- schémas de Barthel (1911) sur le bornage.

- commentaire d’Hygin Grom., 153,1 -154,6 Th, d’après Dilke 1967, p. 17.

- comommentaire d’Hygin Grom. 155,17 - 156,16 Th, d’après Dilke 1971 p. 58.

 

 

Commentaire

 

L’ouvrage de Philipp von Cranach a marqué une date importante dans l’élaboration du savoir actuel sur la pratique gromatique. Fondé sur le travail de F. T. Hinrichs, dont on ne rappellera jamais assez l’excellence (malgré quelques défauts) et auquel il rend hommage, son ouvrage a su adopter et maintenir un point de vue argumenté et fondamental : les textes gromatiques ne sont pas des manuels de terrain pour aller établir des centuriations, mais au contraire des commentaires largement dominés par le point de vue juridique et fiscal, dans lesquels la technique de la limitation n’occupe qu’une part très relative.

La force du travail de PvC est d’être toujours au plus près du contenu des textes, parce qu’il a pris soin, dans le chapitre 4, de décrire attentivement le contenu et l’ordre des matières dont parlent les quatre auteurs retenus. On ne quitte jamais les textes pour des spéculations abstraites ou décalées. De ce point de vue il est très utile de lire Von Cranach avant de se lancer dans Hinrichs, quelquefois plus solide, plus pointu sans doute dans de nombreux domaines, mais assez touffu et incompréhensible pour qui n’a pas, au préalable, de solides connaissances juridiques et une vue suffisante des contenus du corpus gromatique.

 

Mais PvC n’échappe pas à quelques effets d’inertie. Par exemple, bien qu’il se fonde sur l’édition de Thulin, il ne retient pas le Pseudo-Agennius, dont le texte lui aurait apporté des éléments de démonstration particulièrement importants. C’est en effet chez cet auteur qu’on trouve le meilleur exposé sur les Controverses agraires, ainsi que l’expression de restitutio formarum qui nomme l’ensemble de l’entreprise flavienne de révision cadastrale et fiscale.

L’autre effet d’inertie est la situation ambiguë du chapitre 6. Alors que la ligne directrice du travail de PvC est d’insister sur l’aspect juridique du corpus, on est surpris de trouver un chapitre sur la centuriation alors qu’on aurait souhaité en lire d’autres, sur l’ager occupatorius, sur les controverses, sur la notion de conditions des terres, etc (je tiens compte du chapitre 3 sur la politique des Flaviens qui est assez neuf). Il y a dans ce chapitre 6 des notations intéressantes, la question n’est donc pas de se demander s’il fallait l’écrire ou non. Ce qui surprend c’est le fait d’avoir choisi de ne développer que cette matière, et donc de renforcer inévitablement l’assimilation : texte gromatique = texte sur la limitation.

Bien entendu, à la lecture, on comprend que le but de PvC est de montrer que les dispositons décrites par Hygin Gromatique sont assez nettement perfectionnistes ou idéalistes, alors que beaucoup plus de pragmatisme l’emportait sur le trrain. L’intention de PvC n’est donc pas de céder à la facilité sur ce sujet mais bien de contribuer à un discours critique sur la limitation.

 

Une dernière remarque concerne le point de départ de son étude. Il critique les reconstitutions de réseaux centuriés et le fait que les chercheurs aient négligé les textes des arpenteurs. Il est important d’entrer comme il le fait dans le propos des textes, et sur ce point ce rappel est tout à fait bienvenu. Par exemple en prenant la mesure (si je puis dire) de l’importance de l’ager occupatorius ou arcifinius, qui n’est pas arpenté par la limitation, on peut éviter de spéculer sur des centuriations déjà peu évidentes dans la morphologie et qui peuvent, en plus, n’être pas du tout fondées sur le plan juridique. Mais là s’arrête le constat : car pour critiquer une restitution catographique de centuriation, seule l’analyse morphologique est utile.

Justement, de façon anecdotique et sans confondre le livre avec ce détail, je voudrais relever une note qui me concerne (note 746). Philipp von Cranach rend compte de mon étude des des formae d’Orange parue en 1983 (il s’agit de la localisation des trois centuriations coloniales attestées par des plans cadastraux) et écrit : « Les localisations des cadastres par Chouquer sont tout aussi problématiques que celles données par ses prédécesseurs, car elles reposent en premier lieu sur des restitutions de limitations ». Je suis d’accord pour Orange C, dont j’avais proposé une localisation spéculative : j’ai pu, depuis, démontrer qu’une autre localisation était préférable (bilan dans Chouquer et Favory  2001, p. 217-235). Mais je suis amusé de lire que pour les centuriations A et B, ce serait problématique parce que je me fonde sur un travail de restitution morphologique de la centuriation. Que peut-on faire de mieux pour étudier une planimétrie que de faire la géographie ou morphologie de cette planimétrie ? Avec ce raisonnement on pourrait reprocher à un archéologue de se tromper... parce qu’il a fait des fouilles ; à un épigraphiste... parce qu’il a lu l’inscription qu’il commente, etc. Mais c’est promis : la prochaine fois que j’étudierai une centuriation, je ne regarderai plus ni cartes ni photographies aériennes, mais une carte du ciel ou le damier d’un jeu de scrabble...

 

(Cette notice a été réalisée grâce à la traduction quasi-intégrale de l’ouvrage de Philipp von Cranach, effectuée à la fin des années 90 par Ann Dodd Opritesco, et restée inédite.)

 

Gérard Chouquer

 

 

Bibliographie

 

Travaux de Philipp von Cranach

 

Philipp von Cranach a participé à l’édition et à la traduction française de Frontin dans la série COST G2 :

FRONTIN, L’œuvre gromatique, Corpus Agrimensorum Romanorum IV, texte traduit pas O. Behrends, M. Clavel-Lévêque, D. Conso, Ph. von Cranach, A. Gonzales, J.-Y. Guillaumin, M. J. Pena, St. Ratti, OPOCE, Luxembourg 1998.

 

Autres travaux

 

W. BARTHEL, Römisches Limitation in der Provinz Afrika, Bonner Jahrbücher 120, 1911, p. 39.

 

F. BLUME, K. LACHMANN et A. RUDORFF, Die Schriften der römischen Feldmesser, I, Texte und Zeichnungen, Berlin 1848 [réimpression ed. Georg Olms Hildeshein 1967], 416 p. + 39 pl.

 

CAMPBELL Brian, The Writings of the Roman land surveyors. Introduction, text, translation and commentary, Society for the Promotion of Roman Studies, 2000, 570 p., VI pl.

 

Gérard CHOUQUER et François FAVORY, L’arpentage romain, Histoire des textes, Droit, Techniques, ed. Errance, Paris 2001, 492 p.

 

O. A. W. DILKE, Illustrations of the Roman surveyor’s manuals, in Imago mundi, A review of early cartography, 21, 1967, p. 9 sq.

 

O. A. W. DILKE, The Roman land surveyors, Newton Abbot 1971 ; traduction française Les arpenteurs de la Rome antique, trad. de J. Gaudey, ed. APDCA, Sophia Antipolis 1995,

 

Focke Tannen HINRICHS, Die Geschichte der gromatischen Institutionen, Wiesbaden 1974 ; traduction française : Histoire des institutions gromatiques, trad. de D. Minary, Librairie Orientaliste P. Geuthner, Paris 1989.

 

Carl THULIN, Corpus Agrimensorum Romanorum, Opuscula agrimensorum veterum, coll. Teubner, Leipzig 1913 [rééd. 1971].

 

Lucio TONEATTO, Codices artis mensoriae. I manoscritti degli antichi opuscoli latini d’agrimensura (V-XIX sec), Spoleto 1994, 3 tomes.

 

Accès privé